Mercredi, 28 Avril 2010 00:45
| Ulrich Zwingli — on trouve aussi Huldreich Zwingli et Huldrych Zwingli, et même Zwingle ou Zvingle ou encore Zuingle Haudry, en francisant — (1484-1531) est un réformateur religieux suisse. En étudiant la Bible, indépendamment de Martin Luther, il arrive à des conclusions analogues. Très présent dans la société, il est un des principaux artisans des différentes tentatives de convertir, y compris militairement, la Suisse à la Réforme. En 1523, il parvient à faire adopter la réforme au canton de Zurich, premier canton à le faire. Il est, depuis Zurich, à l'origine des Églises réformées de Suisse alémanique, tandis que Guillaume Farel et Jean Calvin sont les principaux réformateurs en Suisse romande. Il est aujourd'hui encore l'une des principales sources d'inspiration des Églises réformées, et notamment du protestantisme libéral. Après un ministère fructueux à Glaris et à Einsiedeln, où il combattit la mariolâtrie, Zwingli fut appelé comme prédicateur à Zurich. Logicien rigoureux, il alla plus loin que Luther. Tout ce qui n'était pas positivement enseigné dans l'Écriture sainte devait être aboli à ses yeux. La Cène n'était qu'un mémorial et le Christ n'y était pas présent. Les images traitées d'idoles furent enlevées des églises. Rien ne restera plus de l'ancienne liturgie.
Â
Source: Wikipedia |
|
Mercredi, 28 Avril 2010 00:43
| Arnold von Winkelried ou Arnold Winkelried est un héros légendaire de l'histoire de la Suisse qui permit aux Confédérés de remporter la victoire sur les troupes du duc Léopold III d'Autriche lors de la bataille de Sempach en 1386. D'après la légende, les Suisses n'arrivaient pas à percer les lignes des fantassins ennemis. Winkelried, originaire du canton d'Unterwald, se serait alors projeté sur les lances pour ouvrir une brèche après avoir demandé à ses camarades de veiller sur sa femme et ses enfants. En tombant, son corps aurait emporté les armes des piquiers habsbourgeois. Les Suisses se seraient alors introduits dans les lignes ennemies. Il est peu probable qu'un seul sacrifice fut suffisant pour déstabiliser des troupes aguerries en formation serrée. Le premier rapport écrit et détaillé au sujet de cet évènement date de 1538, mais quelques allusions furent émises durant les années 1520. Le nom d'Arnold Winkelried est lié à cet épisode uniquement dans les Chroniques de Tschudi. On y évoque un « homme d'Unterwald, de la famille des Winkelried » et dans sa version finale de 1564, d'un « homme d'Unterwald, Arnold von Winkelried de son nom, un soldat courageux ». Des rapports antérieurs et détaillés au sujet de la bataille de Sempach ne mentionnent pas cet acte d'héroïsme et encore moins le nom de Winkelried. La généalogie des Winkelried fut soigneusement étudiée par Hermann von Liebenau qui publia un premier rapport en 1854, suivi du livre « Arnold von Winkelried, seine Zeit und seine That » (imprimé à Aarau en 1862). Les premières mentions de la famille Winkelried remontent à 1250, la présence du préfixe Von a toutefois varié entre le xiiie et xive siècle. Un « Erni Winkelried » ou « Arnold Winkelriet » semble bel et bien avoir existé mais il ne serait pas mort à Sempach. Les historiens ont trouvé des traces d'une plainte qu'il avait déposée auprès des instances judiciaires de Stans le 29 septembre 1389. Lui ou un autre homme de la famille avait été mentionné dans un contrat de vente du 1er mai 1367. Plus tard, en 1417, il eut la charge de Landamman d'Unterwald sous le nom d'Arnold Winkelriet1. Certains historiens supposent que la légende décrite dans les Chroniques de Tschudi est inspirée du capitaine Arnold Winkelried, mort lors de la bataille de la Bicoque le 27 avril 1522. L'événement coïncide avec les premières allusions à ce personnage historique. Diebold Schilling le Vieux ne mentionne pas dans ses chroniques (consacrées en partie aux batailles menées par les Confédérés) un quelconque héros durant les affrontements de Sempach. Un dessin montre toutefois un soldat transpercé par des lances et s'écroulant devant les lignes. Dans une autre chronique de 1511 que l'on doit à Diebold Schilling le Jeune, un dessin similaire montre une telle scène, mais le soldat en question porte les couleurs du canton de Lucerne. Aucune mention dans le texte ne permet de lier l'image à la légende de Winkelried. |
Mercredi, 28 Avril 2010 00:41
| Hans Waldmann (né en 1435 à Blickensdorf, mort le 6 avril 1489 à Zurich) fut un chef d'armée et bourgmestre de Zurich entre 1483 et 1489. Ses excès et son abus de pouvoir lorsqu'il fut à la tête de la ville de Zurich provoquèrent l'exaspération de la population qui le fit décapiter. Fils d'un pauvre paysan de Blickensdorf, il était enfin quand le bourgmestre Stussi mit le feu à son village. Le jeune Waldmann perdit plusieurs de ses parents proches lors de la bataille de Saint-Jacques en 1444 1. Il ne resta pas longtemps à la maison familiale et se rendit à Zurich pour y apprendre le métier de tanneur. Il y entretint une relation avec une femme qu'il épousa après la mort de son mari. Par ce mariage, il allait par la suite devenir le beau-père de l'historien Edlibach. Il était maître de tribu quand éclata les guerres de Bourgogne. Il combattit à Mulhouse, Waldshut, Héricourt et Morat où il dirigea un contingent de Confédérés. Ces derniers faits d'armes lui procurèrent une grande influence en Suisse et il fut convoité par les souverains des territoires voisins dont le roi de France et le duc de Milan. |
Mercredi, 28 Avril 2010 00:37
| Guillaume Tell (en allemand Wilhelm Tell) est un héros légendaire de l'indépendance suisse. Il aurait vécu dans le canton d'Uri situé en Suisse au début du xive siècle et se serait opposé au bailli autrichien Hermann Gessler (bailli impérial de Schwyz et de Uri) qui le défia alors de tirer un carreau d'arbalète dans une pomme posée sur la tête de son fils, ce qu'il réussit. La légende (probablement d'origine scandinave) veut que les autorités habsbourgeoises l'aient contraint parce qu'il n'avait pas salué le bailli Gessler. Par la suite, il tua Gessler d'un carreau d'arbalète en plein cœur alors qu'il passait dans le chemin creux (Hohle Gasse) situé entre Küssnacht am Rigi et Immensee, (ce chemin fait partie de la route qui relie Zurich au massif du Saint-Gothard en passant par Zoug et Flüelen). |
Mercredi, 28 Avril 2010 00:34
| Georges Supersaxo ou Jörg auf der Flüe (né en 1450 à Ernen, mort en 1529 à Vevey) fut une personnalité importante de l'histoire valaisanne du xvie siècle. Georges Supersaxo était le fils du prince-évêque Walter Supersaxo. Il fut opposé à Jost von Silenen, l'évêque de Sion puis à Matthieu Schiner. Lors de la mort de Jost von Silenen en 1498, Supersaxo aida le clan Schiner à accéder au pouvoir épiscopal, à commencer par Nicolas Schiner. Mais celui-ci rompit un accord et imposa son neveu, Matthieu Schiner, anciennement ami et protégé de Supersaxo. 1 La politique et les méthodes de Schiner furent fortement désapprouvées par Supersaxo et un violent conflit éclata entre les deux hommes. Au centre des tensions se trouvaient les alliances avec la France. Supersaxo fut accusé de haute trahison, de révolte et de fuite le 11 mai 1510 2. Le Valais s'enfonça alors dans une période trouble avec une excommunication prononcée par le pape, allié de Schiner, à l'encontre de Supersaxo le 2 avril 1512. Il se rendit à Rome où il fut emprisonné puis libéré le 11 décembre 1515. Chaque partie utilisa divers moyens pour faire pression sur son adversaire : enquêtes, condamnations douteuses, exécutions sommaires, etc. Afin d'asseoir son pouvoir, Schiner mit en place en 1514 une loi favorable à l'évêché en instaurant un droit régalien de l'église. Supersaxo fit adopter en 1517 la « Paix des Patriotes », une motion visant à remplacer le prince-évêque si celui-ci s'absentait plus de 6 mois en dehors des frontières valaisannes. En 1518, Supersaxo profita de l'absence de Schiner pour attaquer Sion et incendier le château de la Bâtiaz à Martigny alors sous le contrôle du frère de l'évêque, Pierre Schiner 3. Matthieu Schiner, à ce moment en dehors des frontières, ne pouvait plus revenir et dut s'installer à Zurich. Exilé, il mourut de la peste à Rome en 1522 après avoir manqué d'être pape 4. Fatigués par les nombreux abus de Supersaxo, les Valaisans le chassèrent du pays. Il fut alors forcé de s'exiler à Vevey pour éviter un procès. Il mourut dans cette ville en 1529. |
|
|
|
|
|
| Page 1 sur 7 |